A la découverte de la Jamaïque…

La Jamaïque est une île métissée où se mêlent influences américaine, espagnole, africaine et caribéenne. La Jamaïque mérite qu’on s’y attarde. Reggae, rastafarianisme… Bob Marley et Jimmy Cliff ont durablement marqué la culture de la Jamaïque, leur île natale. Des plages d’Ocho Rios au village de Nine Miles, en passant par Spanish Town, découvrez la Jamaïque, le coeur africain des Caraïbes. La Jamaïque…Son image en dit long sur ce que cette île dégage ! Au sud de Cuba, la Jamaïque est la troisième île des Caraïbes, un jardin d’éden, aux accents de luxe, calme et volupté. Ce paradis d’exotisme, terre de rhum et de reggae, vous ensorcellera par ses paysages de rêves et ses plages tropicales. Entre montagnes, forêts, rivières et littoral, la nature se fait remarquer et ses champs de canne à sucre, bananeraies et orangeraies, ne vous laisseront pas indifférents. De port Antonio à Montego Bay, la station balnéaire la plus luxueuse, les plages se pavanent et vous n’aurez que l’embarras du choix…Mais attention, il faudra rester « cool », vous êtes en Jamaïque !

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Quand partir en Jamaïque ?

On peut se rendre en Jamaïque toute l’année : l’île bénéficie en effet d’un climat tropical maritime idyllique : quasiment pas de saisons, températures diurnes maximales constantes (entre 27°C et 30°C) le long des côtes, aux environs de 20°C dans les Blue Mountains.

Pendant la « saison des pluies » (qui s’étend de mai à novembre, avec deux pics : mai-juin et octobre-novembre), il fait un peu plus humide que le reste de l’année : la pluie tombe pendant de courts laps de temps. La saison des cyclones va, quant à elle, de juin à novembre, mais assez peu d’entre eux touchent la Jamaïque.

La saison touristique connaît son apogée entre la mi-décembre à la mi-avril, Noël et Pâques étant les périodes les plus chargées. Les stations balnéaires affichent complet et les prix augmentent en conséquence.

 

Informations générales

Capitale : Kingston

Langue : Anglais, patois

Décalage horaire : GMT/UTC – 5h

Formalités d’entrée : Un visa n’est pas nécessaire si votre séjour est inférieur à 30 jours. Passeport obligatoire

Santé : Aucun vaccin n’est obligatoire pour aller à la Jamaïque mais il est recommandé de mettre à jour son vaccin diphtérie-tétanos-poliomyélite et hépatites A et B. Attention à la dengue, aux maladies transmises par l’eau et les aliments et au soleil. Ne pas se baigner dans l’eau stagnante.

Électricité : 110 V, 60 Hz

Argent : Le dollar jamaïcain est la seule devise nationale légale, mais les prix sont souvent affichés en dollars US, qui sont acceptés partout

 

Environnement

  • Géographie

Décrite par Christophe Colomb comme « la plus belle île jamais vue : montagneuse…. avec des vallées, des champs et des plaines », la Jamaïque, qui s’étend à 145 km au sud de Cuba, est par sa taille la troisième plus grande île des Caraïbes (250 km de long et 60 de large). De forme ovoïde, elle recèle une étonnante diversité de terrains et de végétation.

La plaine côtière est bordée de baies ; au sud, les bandes sont longues et droites. La plupart des stations balnéaires se trouvent sur la côte nord, où la végétation est luxuriante et les plages recouvertes de sable blanc. L’intérieur est sculpté de vallées profondes, comme Cockpit Country et sa topographie « en panier d’œufs ». Les montagnes, qui s’élèvent graduellement de l’ouest, culminent avec les Blue Mountains, à l’est (le point culminant est le Blue Mountains Peak, 2 200 m).

 

  • Faune et flore

Le climat luxuriant a permis à une myriade de plantes et d’animaux de se développer en Jamaïque, même si l’habitat humain qui s’y est installé depuis 500 ans a dévasté de larges portions du territoire et éradiqué de nombreuses espèces. Si on y trouve plus de vingt espèces de chauves-souris, le seul mammifère indigène est le lapin de Jamaïque, une espèce en voie de disparition qui s’apparente à un cochon d’Inde. Le pays abrite de très nombreux animaux baveux et rampants – crocodiles, iguanes, lézards, grenouilles, serpents en quantité (non venimeux) – ainsi qu’une vie aviaire très prolifique.

Les Incontournables

  • Kingston

La bouillante capitale jamaïcaine mérite mieux que la mauvaise réputation qui lui est faite. Certes, elle n’apparaît pas accueillante dès le premier regard, et les tensions y sont nombreuses, mais c’est le cœur vibrant du pays, son centre commercial et culturel, et vous ne regretterez pas d’y être venu, surtout pendant l’un de ses festivals annuels.

Si vous grimpez sur les montagnes environnantes, vous découvrirez à leur pied des quartiers verdoyants dominant un magnifique port naturel. Près du front de mer se dresse le centre historique, tandis que New Kingston s’étend plus au nord. Là se trouve le musée Bob Marley, superstar du reggae ; c’est le site le plus visité de Kingston. Vous y verrez la chambre du chanteur, l’arbre sous lequel Marley jouait de la guitare en fumant de la ganja…

Le front de mer est un endroit agréable pour une promenade tranquille ; vous y verrez aussi le marché artisanal. À quelques pâtés de maisons se trouve la National Gallery, où sont exposées des œuvres datant de 1920 à nos jours.

La plupart des hôtels (chers) sont du côté sud de la ville nouvelle ; en revanche, le centre historique offre quantité de restaurants économiques. Au nord de New Kingston, en allant vers l’ouest, vous trouverez Red Hills Road (vous n’avez qu’à suivre les odeurs d’épices et de fumée), ses étals de jerk et ses rues animées. Place au reggae… vous n’avez aucune chance d’y échapper.

 

  • Ocho Rios

Ocho Rios n’a pas, comme son nom l’indique, huit rivières.  C’est le jardin de la Jamaïque et le lieu où, selon les jamaïcains, le ciel se déverse dans la mer. Ocho Rios est un lieu de cascades et de jardins exotiques. Les boutiques hors taxes proposent une abondance de produits de marque.

Si vous cherchez à explorer la véritable beauté et la culture jamaïcaine, ne passez pas à côté d’Ocho Rios. Reconnu pour ses arts, son artisanat et ses boutiques, rapportez quelque chose de cette partie de l’île avec vous.

Si vous ne le saviez pas, Ocho Rios a tout ce que votre coeur désire. Des pierres précieuses et impeccables, au grand art et aux clubs de plage impressionnants; tout pour garantir un Bonheur total.

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  • Montego Bay

« MoBay », au nord-ouest du pays, est un port florissant où vous pourrez vous immerger dans l’animation jamaïcaine 100%, dans un amalgame tonique : hordes de voitures klaxonnantes, demeures georgiennes historiques, plages scintillantes… Vous serez sûrement abordé (« Hey, smoke ? Coke ? »), mais sachez que Montego Bay offre également des parcours de golf, une grande variété d’arts et d’artisanats, un choix immense de sports nautiques. Ceux qui ne disposent que d’un budget limité trouveront ici leur bonheur : vie nocturne trépidante, articles à prix imbattables sur les marchés… Si vos moyens sont plus importants, vous goûterez les charmes des grands hôtels.

 

  • Negril

Negril, à 84 km à l’ouest de MoBay, est la station qui monte. Elle monte vite, d’ailleurs, jusqu’à s’imposer dorénavant comme la première ville de « fun in the sun » du pays, mais reste plus placide qu’aucune autre. Les occasions de rencontres avec les habitants y sont plus nombreuses qu’ailleurs : vous verrez les sculpteurs exposer leurs œuvres sur la plage, les vendeurs de jerk et de nourriture bio le long des rues ; on vous saluera profusément et avec une grande gentillesse. Et nul besoin d’omelettes aux champignons hallucinogènes (proposées au menu des restaurants…) pour trouver la plage (longue de 7 km) absolument renversante. Negril abrite également la première zone naturelle protégée de Jamaïque.

 

  • Cockpit Country

Cockpit Country est un haut plateau calcaire de 1 295 km², situé au centre-ouest du pays, percé, de manière tout à fait spectaculaire, de milliers de hamacs coniques scindés par des précipices. C’est en hélicoptère que vous pourrez le mieux capter la beauté et l’ampleur de ce site – d’autant qu’aucune route n’y mène. La région, demeurée quasiment vierge de toute proximité humaine, abrite une vie sauvage abondante ; c’est un paradis pour les ornithologues amateurs, les fous de nature et les spéléologues. La plupart des sentiers, caillouteux et à peine discernables, sont d’anciens sentiers d’esclaves qu’on ne peut débroussailler qu’à la machette. Les rochers sont aussi acérés que des rasoirs et la végétation recouvre des cavités prêtes à s’écrouler sous vos pas : ne vous y aventurez surtout pas seul et ne surestimez pas vos forces.

 

  • Long Bay

L’endroit où est située Long Bay, dans le nord-est du pays (attention, il en existe une autre au sud-ouest), est l’un des plus incroyables de Jamaïque : elle niche au cœur d’une baie en forme de croissant, longue de 1,6 km. Le sable y est rose, la mer couleur turquoise foncé. Les vagues sont repoussées avec force sur la plage, ce qui en fait un excellent (quoique parfois dangereux) spot de surf. Vous pourrez aussi demander à un pêcheur de vous emmener au large à bord de son canot. Bref, Long Bay, peu touchée par le tourisme de masse, est idyllique.

Vous pouvez y accéder par le bus en provenance de Port Antonio, la principale ville du nord-est, et loger en bungalow ou chez l’habitant.

 

Sports et activités

Pour ceux que la bronzette ennuie, le pays dispose d’une panoplie d’activités spécifiques : les randonneurs peuvent passer des semaines entières à explorer, notamment les Blue Mountains ou le sauvage Cockpit Country, encore peu visité mais idéal pour les marcheurs expérimentés (les sentiers balisés sont encore peu développés).

L’équitation est une manière fantastique de découvrir la Jamaïque, car on peut traverser les plantations et s’aventurer assez loin dans l’intérieur.

La Jamaïque possède dix parcours de golf de championnat ; Tryall Golf Club, 19 km à l’ouest de Montego Bay, est le parcours le plus couru.

Les plages se prêtent admirablement à la plongée sous-marine : grottes, récifs, etc., se trouvent juste à quelques centaines de mètres des côtes.

Vous trouverez sans difficulté des bateaux à voile ou à moteur dans toutes les stations. Et si vous êtes amateur de spéléologie, la Jamaïque vous fera rêver : elle abrite de multiples grottes, surtout dans l’ouest. Attention cependant, surtout dans les régions non balisées.

 

Culture

  • Coutumes

Nous vous donnons ici quelques conseils dans vos contacts quotidiens avec les Jamaïcains, dont le code de relations sociales est sensiblement différent du nôtre.

Soyez à la fois direct et diplomate dans vos discussions, de manière à vous faire respecter mais sans pour autant éveiller d’hostilité.

Sachez vous détendre comme vous y invite le climat tropical.

Divertissement populaire, la toupie (gasing) n’a rien d’un jeu d’enfant ; elle peut peser jusqu’à 7 kg et on y joue souvent en équipe en essayant de déloger la toupie de l’adversaire. Les concours de cerfs-volants et de chants d’oiseaux sont eux aussi fort répandus.

 

  • Langue

Si l’anglais est la langue officielle, la Jamaïque est en réalité un pays bilingue où l’anglais est généralement mieux compris que parlé. Le patois est pour sa part un dialecte chantant, dérivé du créole anglais, auquel les Jamaïcains impriment un rythme et une cadence uniques ; c’est une alchimie haute en couleur entremêlant la langue-mère, des termes africains, portugais et espagnols, ainsi que l’argot rastafari. Les Jamaïcains parlent de façon souvent assez emphatique, voire brusque, et utilisent sans compter proverbes et métaphores colorées, sous-entendus sexuels… Vous entendrez aussi bien des expressions dérivées de l’anglais colonial, aujourd’hui archaïque (chain, ancienne mesure britannique équivalente à 22 yards), que des termes remontant à l’époque de l’esclavage (massa, pour « master », et mistress) ou à l’héritage africain (bo-bo : « idiot », nyam : « manger »).

 

  • Nourriture

La cuisine jamaïcaine mêle de nombreuses traditions ethniques, toutes délectables : arawak, espagnole, africaine, indienne, moyenne-orientale, chinoise, britannique… Le petit déjeuner jamaïcain typique se compose d’ackee, un fruit qui ressemble de façon frappante, une fois cuit, à des œufs brouillés. On trouve généralement au menu de la chèvre ou du porc, souvent agrémenté de curry et servi avec des haricots et du riz, ou des fruits de mer, souvent marinés et frits avec des oignons et des poivrons. Le plat national est le jerk : la viande, après avoir macéré dans une marinade épicée, est cuite au barbecue.

Le terme « tea » s’applique à toutes les boissons chaudes ; il peut être aux herbes, mélangé à du rhum, du lait, des épices, voire du poisson, tandis que le skyjuice est une boisson gazeuse très appréciée à base de glace et de sirop. Autres boissons très prisées : la bière, le rhum et le jus de coco, tout droit sorti de la noix. Prenez bien garde à la marijuana ou aux champignons hallucinogènes…

 

  • Religion

La Jamaïque possède le plus grand nombre d’églises au km² au monde ! Tous les cultes possibles et imaginables sont représentés, plus de 80% des habitants se déclarant chrétiens.

Les Jamaïcains sont profondément religieux, et les églises sont d’importants centres sociaux. Tous croient, dans ce pays pauvre, en l’Évangile et en la Rédemption – mais aussi (héritage de l’animisme africain) dans le monde des esprits, des fantômes et du Malin. Il est étonnant de les voir encore pâlir d’effroi devant un petit lézard, comme s’il était un féroce dragon !

Si les touristes sont généralement les bienvenus pendant la messe (sauf celles des cultes revivalistes), on attend d’eux une conduite respectueuse.

 

  • Arts

Le riche héritage culturel de la Jamaïque remonte aux temps précolombiens des Indiens Arawaks, dont on voit encore les peintures rupestres dans des grottes éparpillées dans tout le pays ; Kingston, notamment, est un centre d’art caribéen ; cette forme d’art s’est d’ailleurs énormément développée depuis l’indépendance en 1962.

Aucun endroit en Jamaïque n’échappe aux sons trépidants de la calypso, de la soca (fusion soul-calypso) et du reggae. La musique est partout. La Jamaïque avait auparavant connu, du début du XXe siècle jusqu’aux années 1950, le mento, calypso folk mélangé à des influences cubaines ; puis il fut éclipsé par le boogie-woogie et le rythm and blues. Le ska, typiquement jamaïcain, mêlait rythm and blues et mento.

Les classes les plus défavorisées, après avoir adopté le ska, se tournèrent vers le reggae, son rythme syncopé, son message sociopolitique, ses métaphores, ses louanges de Jah (Dieu). On associe le plus souvent le reggae à Bob Marley, superstar qui a contribué à forger, par sa dénonciation de l’oppression, de l’injustice et du racisme, une « conscience tiers-mondiste ».

 

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L’auteur : Daphnée, Cap 5 Voyages Lille

Conseillère Voyages chez Cap 5 Voyages depuis Juin 2015. Globe-trotteuse/loveuse depuis ma naissance

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